09/01/2008

L'arbitre

 

11 novembre-5« L’homme, bilingue et par ailleurs toujours actif dans les coulisses des matchs de football à Anderlecht, se réclame wemmelois avant tout et désire plus que jamais la paix communautaire dans sa commune. Les problèmes qui sévissent plus haut ne sont pas de sa compétence.

 

« Que voulez-vous que je fasse ? Je dépends des autorités supérieures, s’exclame-t-il, fatigué d’être pointé du doigt parce qu’il est flamand. Tout ce que je veux, c’est gérer ma commune en bon père de famille et que l’on cesse de me parler de tous ces problèmes communautaires. Je ne dénombre aucun indicent linguistique dans ma commune et je ferai en sorte que notre vie quotidienne se déroule dans les meilleures conditions possibles. »

 

Et le maintien des facilités ? « Cette matière était dans mon programme électoral, et celui-ci ne changera pas ! » ».

 

Voilà ce que déclarait Marcel Van Langenhove à la DH du 20 novembre dernier dans la foulée de la déclaration prononcée par les 19 bourgmestres de la Région bruxelloise ainsi que par les 5 autres bourgmestres des communes à facilités qui rappelons-le considéraient que « toute remise en cause de l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvorde ne peut s’envisager sans une consultation de la population commune par commune, sur l’alternative suivante : « Maintenir les six communes à facilités en Région flamande ou rejoindre la Région bilingue de Bruxelles-Capitale ».

 

Profitant de l’occasion les 25 bourgmestres avaient également exigé « le respect de la démocratie et la nomination des 3 bourgmestres légitimement élus » à savoir Damien Thierry (FDF) à Linkebeek, Arnold d’Oreye (FDF) à Crainhem et François van Hoobrouck (MR) à Wezembeek. Myriam Delacroix (cdH) ayant depuis été nommée.

 

Considéré comme timoré lorsqu’il s’agit d’aborder tout ce qui touche de près ou de loin les questions communautaires, Marcel Van Langenhove n’a non seulement pas hésité à marquer sa solidarité envers ses collègues toujours en attente d’être nommés mais également clairement pris position quant à la nécessité d’organiser une consultation populaire en cas de scission de BHV. Voilà une expression claire et sans équivoque !

 

La presse ne s’y est pas trompée. Comme on pouvait s’en douter ses propos ont été accueilli en sens divers selon que l’on soit au nord ou au sud de la frontière linguistique. Vilipendé par la presse flamande relayant l’indignation des bourgmestres de Tervuren, d’Overijse et de Lennik considérant qu’une telle prise de position faisait « honte au combat flamand », la presse francophone salua au contraire la « solidarité du bourgmestre flamand » qui, comme le souligna Christian Laporte dans la Libre Belgique, « s’est lui aussi montré favorable à pareille consultation. Pour rappel, il est d’origine flamande… »

 

Une fois n’est pas coutume les IC ont marqué leur solidarité dans un communiqué de presse avec le bourgmestre de Wemmel ! Comme quoi tout le monde peut changer d’avis ! En moins d’un an, Marcel Van Langenhove est ainsi passé du statut de « flamand soi-disant modéré » au défenseur de la cause francophone…De deux choses l’une, soit nous assistons à une conversion miraculeuse, soit les IC se seraient-ils trompés sur l’homme ?

 

D’autant plus que l’intéressé n’hésita à réaffirmer ses propos à l’occasion de l’examen des motions déposées par Jeanine Sarels (FDF) lors du conseil de novembre dernier. Ce qui ne lui valu pas que des amis. Et preuve, les réactions du Kartel WEMMEL et du VB lors du conseil ainsi que la plainte déposée par le Vlaams Volksbewing (VVB) Vlaams-Brabant auprès du Gouverneur. Soi-disant modéré pour certains et bien trop pour d’autres. Comprenne qui pourra…

08:06 Écrit par Fr dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Marcel c est pas facile de vouloir être un bon père de famille ,vous en faites pas mr le bourgmestre ,les flamands et les francophones éclairés vous apprécient.

Écrit par : jacobs | 19/01/2008

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